PERSONNAGES.
ALEXANDRE DE MÉDICIS, duc de Florence.
LORENZO DE MÉDICIS (LORENZACCIO),
COME DE MÉDICIS, ses cousins
LE CARDINAL CIBO.
LE MARQUIS DE CIBO, son frère.
SIRE MAURICE, chancelier des Huit.
LE CARDINAL BACCIO VALORI, commissaire apostolique.
JULIEN SALVIATI.
PHILIPPE STROZZI.
PIERRE STROZZI,
THOMAS STROZZI,
LÉON STROZZI, prieur de Capoue, ses fils.
ROBERTO CORSINI, provéditeur de la forteresse.
PALLA RUCCELLAI,
ALAMANNO SALVIATI,
FRANÇOIS PAZZI, seigneurs républicains.
BINDO ALTOVITI, oncle de Lorenzo.
VENTURI, bourgeois.
TEBALDEO, peintre.
SCORONCONCOLO, spadassin.
LES HUIT.
GIOMO LE HONGROIS, écuyer du duc.
MAFFIO, bourgeois.
MARIE SODERINI, mère de Lorenzo.
CATHERINE GINORI, sa tante.
LA MARQUISE DE CIBO.
LOUISE STROZZI.
Deux Dames de la cour et un Officier allemand.
Un Orfèvre, un Marchand, deux Précepteurs et deux Enfants,
Pages, Soldats, Moines, Courtisans, Bannis, Écoliers,
Domestiques, Bourgeois, etc., etc.
La scène est à Florence.

Un jardin.—Clair de lune.—Un pavillon dans le fond, un autresur le devant.
Entrent LE DUC et LORENZO, couverts de leurs manteaux;GIOMO, une lanterne à la main.
LE DUC.
Qu'elle se fasse attendre encore un quart d'heure, etje m'en vais. Il fait un froid de tous les diables.
LORENZO.
Patience, Altesse, patience.
LE DUC.
Elle devait sortir de chez sa mère à minuit; il estminuit, et elle ne vient pourtant pas.
LORENZO.
Si elle ne vient pas, dites que je suis un sot, et quela vieille mère est une honnête femme.
LE DUC.
Entrailles du pape! avec tout cela je suis volé d'unmillier de ducats.
LORENZO.
Nous n'avons avancé que moitié. Je réponds de lapetite. Deux grands yeux languissants, cela ne trompepas. Quoi de plus curieux pour le connaisseur que ladébauche à la mamell